A l’aveugle de Piko Lynna

A l’aveugle de Piko Lynna

Piko Lynna est totalement vierge de tout écrit, elle s’est amusée follement en nous imaginant cette petite histoire.

Lorsque le patron avait convié tous les célibataires de la boite à fin de tester un nouveau concept pour la Saint-Valentin, l’idée de passer trente minutes dans le noir complet, ne m’avait pas du tout inspirée. Jusqu’à ce que le magnifique Italien du second étage, sur qui je fantasmais depuis des mois, pointe le bout du nez.

Tout à coup, cela ne me paraissait plus si nul.

L’expérience avait pour but de créer des interactions. D’après notre directeur, l’obscurité était idéale pour briser les obstacles de la timidité ou faire oublier le physique. Nous avions ordre de nous lâcher et je comptais m’y employer.

Je me rapprochai de mon bel Italien, juste avant l’extinction des feux, pour pouvoir être la première à lui mettre le grappin.

Les lumières s’éteignirent. Quelques cris. Quelques rires. Puis le silence.

Moi-même, je restai plantée comme une idiote, réfléchissant au meilleur moyen de passer à l’attaque.

J’en étais là, dans mes tergiversations, lorsqu’une main s’enroula autour de mon bras. Surprise, je me laissai entraîner tout en me demandant à qui pouvait appartenir cette peau chaude et douce. Ce devait être la sienne. Oui, c’était forcément la sienne puis que nous étions à l’écart des autres.

Je me retrouvai plaquée contre un mur, le cœur battant la chamade.

Seigneur, j’allais défaillir !

Sans un mot, il empauma mes seins qu’il caressa d’abord lentement avant d’en pincer les pointes érigées. Je laissai échapper soupir très peu discret qui me valut une nouvelle torsion douloureuse.

Monsieur était dominateur ? Intéressant !

Il continua à me malmener quelques minutes, alternant douceur et brutalité.

J’étais dans un tel état, que je ne remarquai pas immédiatement qu’il en avait profité pour faire glisser ma petite culotte sur mes chevilles.

Le souffle coupé, je me demandais ce qu’il comptait faire, lorsque sa langue s’insinua entre les plis de mon sexe. Je plaquai une main sur ma bouche pour retenir mes gémissements, tandis qu’il me léchait de façon experte.

En un éclair, mon corps s’embrasa.

Ce mec n’était pas seulement canon, c’était un Dieu !

Lorsque la pièce s’illumina de nouveau, je me trouvais encore sous l’effet de la jouissance. Je n’osai imaginer l’image que je devais renvoyer. Par chance, personne ne semblait faire attention. Je lissai ma robe discrètement et jetai un coup d’œil autour de moi, mais mon Italien avait disparu.

Déçue, je quittai la fête et croisai le vieux Simon, un homme particulièrement laid, qui me lança son sourire édenté de pervers tout en tapotant la poche de son gilet. Mes yeux suivirent son geste et je découvris, avec horreur, un morceau de tissu rose qui en dépassait.

Ma culotte !

Putain de Saint-Valentin !

2017-02-02T14:16:59+00:00

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